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La Presse

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La tarte à la crème

Elle finit comme elle avait commencé : « Ça va ? » ou « Savate ? » lance le premier protagoniste. C'est parti, la pièce est plus que comestible, gouleyante, et encore philosophico-métaphysico-quelquechose, avec toutes sortes d'alibis. Une pièce qui fait du bien.
Soit le maître d'hôtel stylé d'un restaurant classieux : Bruno Jouhet.
En face de lui dansotte un clown inspiré : Cécile Duval folâtre, acidulée dans le rôle du bouffon, ce fou qui dit la vérité ou leurs vérités aux puissants avérés ou usurpateurs. Si on ne le laisse pas dire ce qu'il veut , il promet qu'il s'en ira.
Voilà pour le supense.
Au détour d'une histoire de camarades qui se retrouvent des années après, et s'agacent comme d'anciens presque-sales gosses Alain Astruc nous livre ses considérations désopilantes ou fulgurantes sur la vie, ce qu'elle est : « La vie, elle n'a pas besoin de nous », ce qu'elle devrait être, mais aussi et pêle-mêle : le pouvoir, la violence, l'honneur, la mort, la voie (la voix ?) dont on finit par se douter où elle mène, l'amour dans lequel nous devrions baigner pour aller plus loin que loin.
Une des conclusions étant qu'il est urgent et nécessaire de s'amuser.
Le clown finit par faire endosser son costume et ses attributs au loufiat, pour redevenir une comédienne lumineuse, touchante. Son partenaire est parfait de bout en bout dans un personnage de faire-valoir, donneur de leçons au départ, et se transforme en un compère hilare, prêt à faire des prosélytes.
La mise en scène et la scénographie sont dépouillées, les lumières évidentes, tout a été habilement réduit au minimum par Jaques Dutoit pour que la parole fasse mouche.
Pari gagné.
Aux saluts il rejoint sur le plateau Cécile et Bruno et les spectateurs en une farandole. Les comédies de Shakespeare finissent par une danse ou un banquet, célébrant l'ordre universel restauré. Il en va de même pour celui plus cabossé d'Astruc.
Du bon théâtre, sans chichis, roboratif, comme on l'aime.

Marie Ordinis


Les Vioques

Deux dames, pensionnaires d’une maison de retraite, transportées par le spectacle théâtral auquel elles ont participé la veille, ne peuvent plus redescendre sur terre, ou, du moins, sur ce qu’on nomme tel.
Impossible de les raisonner. Le jardinier ne saura pas comment cultiver ces plantes d’une espèce inconnue, le directeur y perdra ses pouvoirs de directeur.
C‘est elles au contraire qui les emporteront de leur côté - côté jardin, côté cour - , et les spectateurs avec eux. Vers une terre qui est également une étoile, ce que seuls le théâtre et l’astronomie - mais avec des moyens différents - font voir, une étoile qui est à habiter selon notre vraie condition humaine, en stellaires: dans la joie, le rire et la transfiguration.

Le théâtre étoilé d’Alain Astruc ne ressemble à aucun autre.

Claude Merlin


Les Chants de Maldoror de Lautréamont

Tout est fait dans la distance, l'ironie, la finesse... Du grand art. (La Montagne)


L'Infirmière et la Putain

"Mots en liberté. Pièce clownesque et minimale" Libération du 23/10/2002


Dimey ce que tu veux...

"Je l'avoue, jamais je n'avais entendu prononcer le nom de Bernard Dimey. Et vous? je suis effaré, presque gêné, qu'un gars puisse avoir autant de talent, d'esprit, de verve, de trouvailles cocasses, à la fois acides et tendres, d'audace jamais vulgaire, qui fait mouche à tout coup, et qu'il ne soit pas au moins aussi populaire que Georges Brassens."
Jérôme Gauthier (Extrait du Canard Enchaîné)


Graine de crapule

Libération, 2 juillet 1996
LYON, Festival Court-circuit.
A signaler : Graine de crapule, de Fernand Deligny, par Adeline Nunez.
L’Humanité, 29/05/97
Adeline Nunez a pris le pari de donner ce texte en spectacle, en le mêlant à un autre, les vagabonds efficaces.
Ivry ma ville, juin 1997
Remarquable performance de la comédienne Adeline Nunez, fin mai, sur la scène du Tremplin.(...)

La voix du Nord, 19/11/98 Seule sur scène, Adeline Nunez rend un vibrant hommage à Fernand Deligny(...)

Ouest-France, 9/12/98
La comédienne parisienne a conquis le public angevin.

Midi libre 28/06/99
Adeline Nunez a choisi certains textes de Fernand Deligny et a su les adapter en un spectacle scénique captivant.

Lien social 02 /12/99
C’est un régal.(...)
La comédienne fait vivre les anecdotes du pionnier (...) avec ses jeunes, ici représentés par ... des briques, qu’elle anime et fait vibrer. Du vrai théâtre !(...)
Il ressort de tout cela, au final, une telle énergie, un tel engagement, une telle créativité contagieuse, un tel humour existentiel aussi, que cette littérature, plus d’un demi-siècle plus tard nous paraît on ne peut plus actuelle.(...)


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